Responsabilité environnementale

En matière de protection de l’environnement, l’objectif du Groupe est de préserver les zones pouvant être affectées par ses activités et de sensibiliser les communautés locales au thème de l’environnement. Chaque filiale met en œuvre un programme de gestion environnementale portant sur l’identification, la prévention et l’atténuation des risques environnementaux.
La politique environnementale du Groupe repose sur la maîtrise de sa consommation énergétique, la maîtrise de ses émissions de gaz à effet de serre et la gestion optimale de son émission de déchets.

La gestion des sujets liés à l’environnement est intégrée aux départements HSE des filiales du Groupe. Cette gestion fait l’objet de reportings réguliers au plus haut niveau de l’entreprise. Au Gabon, un département environnement distinct des autres fonctions existe.

Prévention des risques environnementaux

Chaque projet est initialement basé sur une étude de risque préliminaire qui aboutit à la définition d’un plan de gestion environnemental (« PGES ») approuvé par les autorités compétentes. Les ressources financières, humaines et techniques adéquates sont mises à disposition pour son application. La mise en œuvre de ces plans de gestion fait en outre l’objet d’audits réguliers internes et externes par l’autorité compétente.

Les études d’impact sont réalisées conformément aux réglementations locales, avant le projet puis tout au long du projet. Afin de permettre l’identification, l’évaluation et la prévention des risques, le Groupe s’appuie à la fois sur des expertises internes et sur des experts externes référencés auprès de l’administration locale.


Si le site est situé dans un parc national ou marin, tout projet fait l’objet de discussion avec les gestionnaires du parc.

À l’issue de ces études de risques, le Groupe déploie les plans d’actions suivants :

  • en amont, afin de lutter contre la dégradation des sols, la détérioration des nappes phréatiques ou les retombées de boue dans les cultures et les rivières, le Groupe demande aux services et entreprises de génie civil de consolider les travaux de terrassement des routes et des plateformes de sites. La stabilisation des zones fragiles est assurée par la mise en place de couvertures végé- tales (revégétalisation par hydroseeding) ; et
  • en aval, la préservation des sites passe par la réhabilitation des zones déforestées ou encore par le tri et la destruction contrôlée des déchets.

Utilisation durable des ressources

  • L’eau
Aucun des sites du Groupe n’est confronté à des conflits d’usage de l’eau.
L’eau produite par le Groupe, correspondant à l’eau associée au pétrole du réservoir ou provenant d’un aquifère saumâtre, est séparée, traitée et réinjectée dans la formation géologique.

Les prélèvements d’eau douce correspondent aux besoins domestiques (consommation humaine sur les bases de vie) et industriels (préparation du béton pour la phase de construction et de réalisation de travaux de génie civil et de maintenance, préparation de la boue pendant le forage et refroidissement des installations).

Au Gabon, l’eau douce prélevée dans le sous-sol ou en surface à des fins sanitaires ou industrielles (forage) est ensuite en majorité réinjectée ou traitée puis rejetée dans le milieu naturel.

En Tanzanie, la consommation d’eau douce est limitée à l’eau potable en bouteille (l’eau du camp est désalinisée).

  • L'air

Dans les activités d’exploration et de production pétrolières, les émissions de gaz à effet de serre sont principalement liées au gaz naturel associé à la production de pétrole, qui peut être torché, venté et aux éventuelles fuites.

Le brûlage du gaz est une pratique classique liée à la sécurité des installations. La quantité de gaz brûlé peut dépendre également de la mise en place ou non de procédés de réinjection de gaz et d’infrastructures de traitement de gaz, de la consommation interne de gaz, des débouchés commerciaux des hydrocarbures extraits ou encore de la nature de l’hydrocarbure extrait. Le gaz torché est alors une ressource non valorisée et une source de pollution. Depuis plusieurs années, le secteur s’organise pour diminuer les volumes de gaz torché et les émissions de gaz à effet de serre associées.

Dans le Groupe, le torchage du gaz est limité. En Tanzanie, la filiale ne torche pas le gaz. Au Gabon, les puits d’Onal sont à faible GOR (gas oil ratio – indice représentant la quantité de gaz dissout dans l’huile ; plus ce ratio est faible, moins la quantité de gaz est importante) et le volume de gaz torché est relativement faible.

  • Les sols

L’emprise des activités d’études sismiques et d’exploration sur les terres est très limitée dans le temps. Lorsque les terres sont relâchées, le Groupe s’emploie à les restituer dans leur état d’origine en associant au processus de restauration (choix des essences replantées par exemple) les populations locales. L’emprise des activités de production est plus durable. Le Groupe essaie de limiter son empreinte en reconstituant le plus possible les terrains en déclivité, en ensemençant les talus et les différences de niveaux créées par l’activité et susceptible d’entraîner des ruissellements et des glissements de terrain.